Chauffage et hygrométrie

Nos églises ont souvent été construites il y a plusieurs centaines d’années mais ces édifices de par leurs dimensions, ou par l’importance de leurs ouvertures (surfaces vitrées importantes), ne sont pas adaptés au chauffage. C’est pour cette raison que pendant longtemps, il n’existait que de petits chauffages individuels, des chaufferettes portatives qui ne donnaient qu’une illusion de chaleur à celui qui se plaçait au-dessus.

Cela fait moins d’un siècle que l’on cherche à les chauffer et à y obtenir un certain confort. Les premiers chauffages d’églises furent constitués, dans les villages par des fourneaux à bois, et dans les régions minières par des poêles à charbon. Ce n’est réellement qu’après la Deuxième Guerre mondiale que les églises se sont dotées de nouveaux types de chauffages, plus efficaces, mais aussi plus nocifs, pour le mobilier en particulier.

La modification la plus importante induite par les chauffages, quels qu’ils soient, a été un changement hygrométrique dans les édifices ou la succession rapide d’hygrométries très différentes. Ces variations hygrométriques peuvent avoir des conséquences néfastes sur le bâtiment et le mobilier en général, mais essentiellement sur les orgues, plus exposés par leur situation en hauteur et aussi plus sensibles (mécanismes, tuyauterie).

Pour une bonne conservation des instruments, on admet généralement que l’humidité de l’air devrait toujours se situer entre 50 et 80%. Il peut toutefois exister des cas particuliers liés au climat, pour lesquels la variation hygrométrique ne devra néanmoins pas dépasser les 30 ponctuellement, sachant qu’une variation de 30% de l’hygrométrie de l’air, engendre tout de même une variation de l’humidité des bois de l’ordre de 7%.

Guide pour vous aider dans le choix d’un système de chauffage adapté à la conservation des orgues.